J’ai reçu mon appel de cotisation RSI pour le troisième trimestre 2016 assorti d’une « déduction ».

Comme je n’avais pas connaissance d’une « déduction » à intervenir, j’ai contacté téléphoniquement les services du RSI. L’opératrice m’a répondu que s’il y avait une déduction, c’est qu’il y avait une déduction et que donc je devais payer le montant indiqué en tenant compte de la déduction. Ce que j’ai fait.

Un mois plus tard, j’ai reçu une Mise en demeure avant poursuites, avec majorations de retard, parce que je n’avais pas payé la totalité de mes cotisations du 3ème trimestre, à savoir le montant des « déductions » ! (suite…)

M. Sestoris – Contrôle technique Automobile à Sainte Foy les Lyon (69)

Je me suis retrouvée au chômage après un licenciement. Mes enfants étant grands, j’ai décidé de me lancer en indépendante dans ce que je savais le mieux faire : la restauration.

Fille d’anciens restaurateurs, je savais parfaitement dans quoi je m’engageais. Je connaissais les risques pris par les entrepreneurs, le niveau d’investissement personnel et les horaires importants, surtout dans la restauration.

J’ai ouvert en 2014. Pendant un an et demi, tout allait bien. J’avais même un salarié. Puis les charges (URSSAF, RSI) sont devenues difficilement supportables. Je me suis séparée de mon salarié et j’ai commencé à tout assumer seule : les stocks, la salle, la cuisine, la compta,… (suite…)

Mme Katia B. – Restauratrice à Troyes (10)

Je parle au nom de mon fils, boulanger à Lyon depuis 11 ans. Il a travaillé très dur pour monter sa boulangerie, puis pour la maintenir à flots. Trop souvent à mon avis au détriment de sa vie de famille.

Son métier est usant physiquement mais en plus, il doit tout faire tout seul et penser à tout, avec toujours des soucis dans la tête. Il commence à 5h le matin et finit à 20h30. Il m’explique qu’il travaille surtout pour payer des impôts, des taxes, des charges.

J’en veux aux politiques qui sont dans leur monde, qui ne voient pas comment vivent les gens. On a l’impression que chacun veut laisser sa trace, sa loi, mais qu’à chaque fois c’est une idée de plus pour ramasser un maximum d’argent aux gens qui travaillent.

C’est décourageant.

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Mme G. – Boulangerie à Lyon (69)

Nous avons repris un fonds de commerce en 2012, avec l’ensemble des salariés. Parmi ceux-ci, il y avait un assistant commercial récent dans l’entreprise. Rapidement, nous avons eu des doutes sur ses compétences, à la fois dans la relation client, mais aussi sur ses capacités administratives à monter les dossiers de garantie.

Sachant qu’il est difficile de se séparer d’un salarié, même récent, même incompétent dans son métier, nous avons pris soin de monter un dossier pour justifier le licenciement envisagé. (suite…)

M. et Mme T. Vendeurs et réparateurs de véhicules de loisir – Rhône (69) – 5 salariés

Je dirige depuis 14 ans une entreprise spécialisée dans la pose de films sur les vitres automobiles et habitation. La pose de films sur vitrages automobile représente 42% de notre chiffre d’affaires. Déjà malmenée par l’apparition des auto entrepreneurs et la conjoncture économique, notre secteur d’activité s’est vu asséner le coup de grâce par la modification de la réglementation applicable. Il s’agit d’une mort lente, faite d’un mélange d’informations partielles et d’effets d’annonce qui ont asséché la clientèle.

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Mme B. – Films pour vitrages – Hérault (34) : La norme a tué mon entreprise

Je suis architecte à mon compte en SARL. Par moment je me dis que je suis un intermittent de l’architecture. Parce qu’à la fin de chaque projet, il faut en retrouver un autre pour pouvoir continuer mon activité. Et dans les marchés publics c’est de plus en plus compliqué. Il faut prouver ses capacités et toujours baisser les propositions d’honoraires au risque de ne pas avoir un nouveau marché.

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M. R – Architecte (71)